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LE SAVOIR-VIVRE

 

 

 

1 - LES FLEURS

LES FLEURS DE LA VIE
Les fleurs accompagnent les événements de notre vie : indispensables témoins des plus grands, elles embellissent également les plus petits. Tiennent-elles leur pouvoir de leur vie éphémère, en tout cas à elles seules des fleurs peuvent transformer l'atmosphère d'une pièce, un bouquet livré peut faire pardonner la faute que l'on croyait impardonnable, un autre lever le doute sur la nature des sentiments de son donateur… ?
Eléments de décoration magnifique, les fleurs sont aussi des accessoires symboliques lors des événements religieux et des cadeaux de tous les jours. Tous les motifs sont bons pour offrir des fleurs, mais on ne les offre pas n'importe comment à n'importe qui.
Comment offrir des fleurs ?
- Les fleurs livrées doivent toujours être accompagnées d'une carte de visite ou d'un petit mot dicté par le donateur et écrit par le fleuriste.
- on n'offre des fleurs qu'à une femme ou une jeune fille (éventuellement à un monsieur très âgé)
- les fleurs coupées s'offrent toujours par nombre impair.
- à une jeune fille, on n'offre que des fleurs très pâles.
- en général on s'abstient d'offrir des fleurs à quelqu'un qui vit à la campagne.
- si l'on vit soi-même à la campagne, on peut apporter des fleurs de son jardin.
- glisser une rose rouge dans un bouquet, c'est déclarer son amour.
Dans quelles circonstances offrir des fleurs ?
- Pour remercier d'un dîner, d'une soirée, d'un geste ou de toute attention particulière. Les fleurs s'envoient avant ou après la réception accompagnées d'une carte de visite. Elles ne s'apportent qu'à un dîner entre amis intimes.
- Pour réconforter et soutenir un ami hospitalisé ou une jeune accouchée - on veille à choisir des fleurs au parfum léger et on s'assure que l'hôpital admet les fleurs, ou à l'occasion d'un enterrement - à moins que la famille n'ait expressément précisé " sans fleurs ni couronnes ". Dans ce dernier cas, les fleurs se font livrées au domicile du défunt ou à l'église dans laquelle a lieu l'enterrement, avec une carte de visite.
- Pour s'excuser d'un geste maladroit ou d'une parole déplacée. Les fleurs peuvent être livrées ou apportées en main propre.
- Pour déclarer son amour, à n'importe quel moment et sans modération, livrées ou apportées, elles seront toujours les bienvenues.
- Pour des fiançailles, le fiancé doit faire livrer " une corbeille " de fleurs blanches chez la fiancée et tous les invités doivent eux aussi offrir des fleurs de couleur pâles.
- Pour un mariage, le marié offre traditionnellement le bouquet de la mariée.
- Pour accueillir et décorer la chambre d'un invité, une pièce de réception, le buffet d'un cocktail etc… Dans ce cas là, on n'offre pas des fleurs dans le sens strict du terme, mais la jouissance de la vue et de l'odeur subtile d'un beau bouquet.
SYMBOLIQUE DES FLEURS
Probablement personne ne se soucie plus du langage symbolique des fleurs, et ne les choisit avec d'autres intentions que celle de faire plaisir. Chacun sait pourtant que l'on n'offre jamais de chrysanthèmes ni d'œillets car ils sont accusés de porter malheur, et que les roses rouges sont réservées pour déclarer sa flamme.
Voici malgré tout pour les nostalgiques et les romantiques les messages véhiculés par quelques fleurs…

Anémone

Ne m'abandonnez pas

Aubépine

Il vous est permis d'espérer

Bleuet

Je vous serai toujours fidèle

Bouton d'or

Vous êtes une ingrate

Camélia

Je mourrai à vos pieds

Capucine

Je brûle d'amour

Colchique

Les beaux jours sont finis

Cyclamen

Nos plaisirs sont enfuis

Ephémère

Chaque jour je vous découvre

Géranium rose

Je m'ennuie de vous

Géranium citronné

Vous me tyrannisez

Giroflée

Je suis déçu

Glaïeul

Vous m'êtes indifférente

Gui

Notre liaison est dangereuse

Hortensia

Vous êtes belle mais indifférente

Immortelle

Je vous aime pour la vie

Iris

Vous êtes inconstante et frivole

Jasmin

Vous enivrez mes sens

Jonquille

Je vous désire

Lavande

Répondez-moi

Lilas

Mon amour s'éveille pour vous

Lis

Vous êtes la pureté même

Marguerite

Adieu

Marjolaine

Séchez vos larmes

Muguet

Soyons heureux

Myosotis

Ne m'oubliez pas (forget me not, en anglais)

Narcisse

Vous n'aimez que vous-même

Œillet

Vous avez une rivale

Pâquerette

Vous êtes jolie

Pavot

Vous éveillez mes soupçons

Pensée

Je ne pense qu'à vous

Pervenche

Vous êtes mon premier amour

Pivoine

Je suis confus

Pois de senteur

Vous êtes l'élégance même

Primevère

Aimez-nous le temps d'une saison

Renoncule

Vous avez toutes les séductions

Rose blanche

Votre beauté est innocente

Rose jaune

Vous êtes volage

Rose rose

Votre beauté est à son comble

Rose rouge

Mon amour est ardent

Souci

Je suis jaloux

Tulipe

Mon amour est sincère

Violette

Vous êtes modeste

Volubilis

Je vous couvre de caresses

Fleurs blanches :

innocence, pureté, naïveté, joie

Fleurs rouges :

impudence, passion, ambition, puissance

Fleurs bleues :

sagesse, amour pur et platonique, communication des âmes

Fleurs jaunes :

richesse, réussite, gloire, infidélité

Feuillage (vert) :

espérance, jeunesse, succès

 

2 - LE COSTUME

L'ART DU COSTUME
Selon un vieil adage " l'habit ne fait pas le moine ". Pourtant de fait il contribue à la première image que l'on donne de soi ; soignée, négligée, sobre, coquette, sophistiquée… et compte donc énormément.
L'art du costume repose dans l'aisance que l'on a à le porter, et dans le fait d'être toujours dans le ton voulu par la circonstance : ni trop habillé, ni pas assez. S'il est certaines personnes qui ont cette grâce, ce petit quelque chose qui fait que tout leur va toujours comme un gant, que l'on appelle tout simplement l'élégance ; pour les autres, il relève du bon sens d'éviter les décolletés plongeants à 9 heures du matin, le costume 3 pièces pour un pique-nique à la campagne ou encore les robes très moulantes si l'on est très forte. L'ensemble doit être harmonieux et bien assorti pour être joli ; l'excentricité saura se faire entendre au regard des circonstances et de son bon goût.
Sans vouloir entrer dans les détails, voici quelques règles à respecter ou à éviter :
Tenue de ville sur une invitation signifie tenue de cocktail, c'est à dire élégante et habillée mais courte, tailleur ou une robe courte pour les femmes et costume sombre pour les hommes.
Cravate noire indique aux hommes de porter un smoking et aux femmes une robe du soir, courte ou longue selon la mode.
Tenue de soirée signifie de porter l'habit pour les hommes (de plus en plus relayé par le smoking) et une robe longue pour les femmes.
Les chaussures doivent toujours être parfaitement cirées et assorties de préférence aux gants, au sac à main et à la ceinture.
Les chapeaux ont perdu leur usage quasi quotidien pour devenir un accessoire réservé aux circonstances très particulières : mariage et enterrement essentiellement, ainsi que quelques manifestations publiques très élégantes. Il est assorti à une tenue habillée et s'il se garde pour un déjeuner et un cocktail, il s'enlève obligatoirement pour un dîner.
Les accessoires sont très importants car ils font l'élégance ; une même petite robe noire pourra paraître très sobre, habillée ou très habillée en fonction de son " accessoirisation " ; elle est d'ailleurs la parade à bien des manières de s'habiller. On ne mélange pas des accessoires noirs avec des accessoires bleus marine.


 
A proscrire à tout jamais
- les chaussettes blanches
- les costumes noirs (à part les smoking) ou bleus marine
- les spencer (sauf pour les militaires)
- les baskets en guise de chaussures de ville
- " tomber la veste " dans une assemblée élégante
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3 - GALANTERIE

L'ART DE LA GALANTERIE
Galanterie, voici un mot qui a perdu de son sens depuis que les hommes ne la pratiquent presque plus, de peur de se faire traiter de " macho " par des femmes féministes ! Les bonnes manières auront-elles raison d'une guerre des sexes un peu déplacée ? Il est en effet certaines femmes qui sont outrées - là où elles devraient être flattées - lorsqu'un honnête homme leur propose de porter leurs bagages !
La galanterie, c'est une infinité de gestes courtois et protecteurs à l'égard des femmes : s'effacer dans un escalier en croisant une femme pour la laisser passer ; lui céder le passage devant une porte, mais la précéder en entrant dans un restaurant ; lui avancer sa chaise lorsqu'elle s'assied ; l'aider à enfiler son manteau ; la précéder en descendant et la suivre en montant les escaliers afin de la protéger si elle venait à tomber ; lui laisser le haut du pavé afin d'éviter qu'elle ne soit éclaboussée, lui ouvrir la portière avant de monter soi-même dans la voiture et la refermer doucement sur elle ; ramasser un objet qu'elle aurait laissé tomber ; lui porter sa valise ; attendre qu'elle soit entrée dans son immeuble après l'avoir raccompagnée… et tant d'autres petites attentions insignifiantes en soi mais qui font toute la différence.
Du reste toutes ces manières sont à appliquer par tous, hommes et femmes, à l'égard des personnes âgées.

 

4 - LE VOISINAGE

COURTOISIE
Il arrive que le voisinage tourne au cauchemar, et à l'heure du procès à tout va, il est plus que précieux d'être en bons termes avec ses voisins. En majorité nous vivons dans des appartements ou des maisons individuelles, près de personnes que nous n'avons pas choisies et qui ont parfois une éducation et des modes de vie radicalement opposés aux nôtres. Il est donc important de respecter quelques règles élémentaires afin de maintenir avec ces gens-là des relations courtoises. Il convient tout d'abord lorsque l'on déménage de se présenter au gardien s'il y en a un, et à son ou ses voisins de palier ou de rue. Par leur ton et leur attitude, ils manifesteront probablement tout de suite soit une sympathie naissante (attention aux débordements !), soit une aversion immédiate (présage d'ennuis), ou encore une aimable distance (de loin préférable aux autres). Garder son territoire est capital si l'on tient un minimum à son intimité, car nombreux sont les sans-gêne qui croient trouver dans votre domicile une annexe au leur. Mais échanger un mot courtois lorsque l'on rencontre un voisin, tenir la porte de l'ascenseur, saluer une personne que l'on croise dans les escaliers, s'excuser de travaux passagers, prévenir et s'excuser du bruit à la perspective d'une soirée entre amis, sont des signes de civilité qu'il est bon et nécessaire de pratiquer. Quant aux cavalcades dans les escaliers à toute heure, aux scènes de ménage portes et fenêtres ouvertes, aux fumets de barbecue, aux bruits de tondeuses le dimanche matin, aux chiens qui hurlent à la mort toutes les nuits, ce sont autant de nuisances que l'on n'aime pas subir et que l'on doit donc ne pas imposer aux autres.

 

5 - AU BUREAU

SAVOIR VIVRE AU TRAVAIL
La vie en entreprise est heureusement régie par des règles de savoir-vivre sans lesquelles la cohabitation, quelque sept ou huit heures par jour de personnes qui ne se sont pas choisies, pourrait facilement devenir invivable. Les rapports entre les gens ne sont pas les mêmes dans une start-up ou un ministère, on s'en doute, mais c'est surtout la personnalité de chaque directeur ou responsable qui donne le ton.
Comment se parler et s'appeler ?
Dans certaines sociétés le tutoiement est pratiqué au-delà des barrières hiérarchiques, dans d'autres le vouvoiement est de rigueur. La question n'est pas de savoir quelle est la meilleure formule dans l'absolu, mais dans chaque entreprise. Le tutoiement d'un supérieur ne se fera qu'à sa demande et ne doit en rien conduire à une familiarité ou amputer le respect qui lui est dû. Pour les autres, le mieux est de suivre les règles du bureau ou encore son propre instinct. De la même manière, on s'appellera Pierre, Dupont, Monsieur, ou Monsieur Dupont (formellement interdite dans la vie courante, la formule d'appel Monsieur + nom est tolérée dans la vie professionnelle), en fonction des usages de l'entreprise, de l'âge du destinataire ou des rapports d'intimité que l'on entretient.
Comment se comporter ?
Poliment et discrètement : dire bonjour et au revoir pour commencer, toujours frapper à la porte avant d'entrer dans un bureau, se lever lorsque quelqu'un arrive dans son bureau, ne pas s'investir dans les bruits de couloir, respecter les horaires, participer à la vie collective du bureau (lorsqu'un pot est donné par exemple), ne pas toujours refuser de déjeuner avec les autres, ne pas insister pour déjeuner avec une personne qui visiblement n'y tient pas, ne pas abuser du téléphone ni de l'Internet pour usage personnel, considérer avec respect les personnes qui occupent des postes inférieurs, arriver à l'heure à ses rendez-vous, suivre les règles de l'entreprise en matière d'usage du tabac.
Un employé respectera sa hiérarchie même si leurs vues divergent. Il ne se permettra pas de familiarités mais saura solliciter son aide en cas de problèmes ou de questions. Il s'abstiendra avec lui de toute comparaison avec un autre employé et se gardera bien de dénigrer ses collaborateurs.
Un responsable saura manifester son estime à l'égard de ses subordonnées, et même les remercier pour la réalisation d'une tâche particulière - n'entrant pas dans la définition de leurs fonctions par exemple. Il n'abusera pas avec eux des réunions tardives afin de leur permettre de se libérer à temps, et tâchera d'être attentif à leurs modes de vie professionnel et personnel.

 

6 - DANS LA RUE ET EN VOITURE

LES REGLES DE BASE
Les règles de savoir-vivre dans la rue reposent comme ailleurs sur le respect d'autrui et l'aide à son prochain. Certains gestes demandent peu d'efforts et permettent de rendre la vie plus agréable : aider un aveugle à traverser la rue, soutenir une personne âgée pour monter dans un bus, ou tenir la porte de la boulangerie à une femme enceinte flanquée de deux enfants ; mais aussi remercier d'un signe de tête l'automobiliste qui nous cède le passage, s'assurer de ne pas boucher tout le trottoir lorsque l'on rencontre un ami dans la rue, garder son papier de bonbon dans sa poche plutôt que de le jeter par terre, s'effacer pour faciliter le passage d'un piéton visiblement plus pressé…

C'est probablement en voiture qu'est proféré le plus d'injures et de grossièretés ! Il est vrai qu'il est parfois difficile de se retenir devant la bêtise de certains qui se croient les maîtres du monde dès qu'ils sont au volant ! Ce sont ceux-là qui le plus souvent refusent les priorités, occupent deux files pour ne pas être dépassé, semble ignorer l'existence des clignotants, collent la voiture de devant qui a comme unique tort de respecter les limitations de vitesse, se hâtent de se garer par l'avant là où une malheureuse allait tenter pour la sixième fois de réussir son créneau, jettent leurs ordures par la fenêtre, et pour finir vous couvrent d'injures si vous avez l'affront de les klaxonner ! Chacun a sa méthode, mais le mieux est sans doute de contenir sa rage afin de ne pas s'abaisser soi-même à tant d'incivilités.
Quant au code de la route, il doit être respecté à la lettre, ne serait-ce que par égard pour les autres et pour soi-même.

 

 

7 - AU RESTAURANT

LE SAVOIR VIVRE AU RESTAURANT

Un restaurant est un lieu public dans lequel on vient passer un moment en privé, en tête-à-tête ou à plusieurs. Il implique donc une certaine tenue qui vise essentiellement à ne pas perturber les autres tables.
En voici les grandes lignes :
Au restaurant, l'homme mène la danse puisque c'est normalement lui qui convie (et paie l'addition). Si à un déjeuner d'affaires, la personne qui invite est une femme, elle adoptera le même comportement qu'un homme dans un cadre privé. L'homme donc, entre le premier, laisse la banquette ou la place tournée vers l'extérieur à la femme qui l'accompagne, appelle le serveur quand c'est nécessaire, choisit le vin et enfin, règle la note.
Dans les grands restaurants les cartes destinées aux femmes ne comportent pas de prix afin d'affranchir leur choix de toute arrière pensée. C'est la femme qui commande en premier, et l'homme doit la suivre dans ses désirs afin de ne pas l'embarrasser ; si elle décide de prendre un apéritif ou une entrée, il en fera de même, et cela même s'il ne l'escomptait pas.
A ne pas faire :
- parler trop fort et faire profiter tout le restaurant de sa propre discussion (les personnes qui agissent ainsi ne parlent en général que d'eux).
- se remaquiller ou se recoiffer à table ; ces gestes sont réservés à un cadre intime.
- abuser des retours de plats à la cuisine sous prétexte que vous en avez le droit.
- faire éclater un scandale sous prétexte que le vin n'est pas chambré.
- Les remarques se feront discrètement et seulement si elles sont vraiment justifiées.
- vérifier quatre fois l'addition devant son invitée.
- A plusieurs, la meilleure méthode est de diviser l'addition par le nombre de personnes, car cela fait partie du jeu de partager. Il paraîtrait assez déplacé de revendiquer le fait qu'on a pris ni vin ni café, et que les comptes sont faux, à moins qu'une âme attentive le signale pour vous
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8 - A L'OPERA. AU THEATRE. AU CINEMA.

LES REGLES DE BASE
Les règles de savoir-vivre sont sensiblement les mêmes au cinéma, au théâtre ou à l'opéra, mais avec des degrés croissants de sévérité.
L'exactitude est, dit-on, la politesse des rois, et il convient d'y veiller particulièrement lorsque l'on se rend au spectacle. Au cinéma le retard est admis, mais il perturbe indéniablement les autres spectateurs. Il s'agit donc de se faire le plus discret possible, par exemple en enlevant son manteau dans l'allée pour éviter de cacher trop longtemps la vue de ses voisins de derrière. Au théâtre, les retardataires ne dérangent pas seulement les autres spectateurs, mais également les comédiens. Arriver une fois la pièce commencée est, en plus d'un risque de déconcentration, la preuve d'un fort manque de respect pour les acteurs. Quant à l'opéra, la question ne se pose pas puisqu'il est interdit d'entrer une fois le spectacle commencé ; les retardataires doivent attendre la fin d'un acte pour retrouver leurs places.
Le bruit sous toutes ses formes est très gênant au spectacle, que ce soient les commentaires à voix hautes ou basses d'ailleurs, les discussions entre amis, les quintes de toux (souvent contagieuses) ou encore le froissement des papiers de bonbons… Il est plus difficile d'éviter ces derniers au cinéma puisque les confiseries sont vendues dans les salles, mais elles sont à proscrire à jamais au théâtre et à l'opéra.
Quant aux téléphones portables, il semble bien évident qu'ils doivent être éteints une fois la salle de spectacle franchie ; ce que quelques sans-gêne intraitables semblent pourtant encore ignorer !

 

9 - DANS LES LIEUX PUBLICS ET LES TRANSPORTS

SAVOIR VIVRE ET POLITESSE
Le savoir-vivre est souvent la réponse au bon déroulement des scènes quotidiennes qui rassemblent plusieurs personnes, notamment dans les lieux publics et les transports en commun.
Dans les lieux publics :
- La première des politesses consiste à dire bonjour en entrant chez un commerçant ou dans une salle d'attente ! Cela semble évident, pourtant…
- Savoir rester calme face à la nonchalance excessive du guichetier tout en attendant son tour dans la file, dîtes-vous que ce n'est qu'un moment difficile à passer.
- Penser aux personnes qui sont derrière soi, en agissant vite ; régler ses achats avant de terminer de les emballer par exemple, pour libérer la place.
- Parler à voix basse si l'on est à deux, pour ne pas briser le calme qui doit régner dans une salle d'attente.
- Savoir céder son tour au profit d'une personne âgée, d'une femme enceinte ou accompagnée de jeunes enfants.
Dans les transports :
- Ne pas s'étaler ni mettre ses pieds sur les banquettes.
- Avancer au maximum dans le bus pour répartir le flux des passagers.
- Ne pas stationner devant les accès à moins de les dégager à chaque station.
- Céder sa place à une personne âgée, une femme enceinte ou accompagnée de jeunes enfants. Ce geste qui devrait être un réflexe pour tous se fait tellement rare que les compagnies de transport ont dû créer des places réservées à leur attention, et les administrations des cartes de priorité.

 

10 - TELEPHONE ET TELEPHONE PORTABLE

LES REGLES DE BASE
Le téléphone tient une très grande place dans notre mode de vie moderne et remplace souvent les rapports de visu. La distance pourtant n'efface pas les bonnes manières, bien au contraire car appeler quelqu'un c'est souvent le déranger, le surprendre ou l'interrompre.
Pour cette raison on ne laisse pas sonner le téléphone au-delà de huit coups - un peu plus à la campagne si la maison est grande - et on veille à respecter les horaires de la vie privée. A moins de connaître expressément l'emploi du temps de ses interlocuteurs et en cas de force majeure, on n'appelle pas avant 9 heures ni après 21 heures 30, et on évite autant que possible les heures des repas. Il est donc nécessaire après avoir salué et s'être présenté, de s'assurer que l'on ne dérange pas et que le moment est opportun pour parler - il faut savoir dans certains cas différer un appel. La concision est de rigueur, sauf avec une très bonne amie où tout est permis, mais attention de ne pas bloquer la ligne trop longtemps. De la même manière, sur un répondeur on ne laisse pas d'interminables messages qui utilisent toute la bande et risquent fort d'être coupés.
Le haut-parleur ne s'utilise qu'exceptionnellement, lorsque plusieurs personnes doivent suivre la conversation et que c'est entendu avec le correspondant. L'attitude de certains qui ne peuvent s'en passer pour téléphoner est déplorable car, en plus d'être désagréable, elle peut mettre très mal à l'aise le correspondant qui ignore s'il est écouté par une ou plusieurs personnes.

Le téléphone portable a envahi nos cartables et sacs à mains en quelques années au point de devenir indispensable pour beaucoup. Joindre et être joint à tout moment et en tout lieu est très pratique, il est vrai, mais cela ne doit pas pour autant gêner les personnes qui nous entourent.
Avec le téléphone portable sont nées beaucoup d'attitudes désagréables qui relèvent pour la plupart du sans-gêne et d'une forme d'exhibitionnisme. En voici quelques-uns unes :
- la grossièreté de continuer sa conversation tout en payant un article dans un magasin par exemple.
- l'impudeur de faire participer à une conversation privée - souvent d'une désespérante platitude - des personnes qui ne l'ont pas choisi et qui peuvent le ressentir comme une agression, dans un train par exemple.
- la manie de téléphoner pour téléphoner.
- L'indécence, au restaurant, de poser son téléphone sur la table afin d'attendre qu'il sonne et ainsi faire profiter toute la salle de sa conversation.
- l'indélicatesse de laisser son téléphone en marche dans des endroits où c'est expressément interdit, comme au cinéma. La plupart des téléphones n'ont-ils pas une fonction vibreur ?
La base de la courtoisie est de s'excuser lorsque l'on reçoit un appel et d'abréger une conversation susceptible de déranger. Savoir éteindre son téléphone dans certaines circonstances ou le mettre en position vibreur est une preuve de maturité que tous les utilisateurs n'ont pas encore acquise. De même les services d'envoi de messages écrits ou d'e-mails qui tendent à se développer sont la réponse à bien des tracas et des discussions inutiles, et ont par ailleurs le mérite d'aller à l'essentiel.

 

Jean-Paul PASQUET 2005