Popy de Saint-Setiers
 
 

 

 

TRADITIONS - US ET COUTUMES

 

     

La Saint-Jean d'été

La fête de la Saint-Jean Baptiste le  24 juin qui est aussi le fête annuelle de notre village Saint-Setiers

 

Déjà en des temps immémoriaux, les peuples païens célébraient le solstice d'été par un grand feu de joie, symbolisant la lumière qui était à son apogée.

Puis, dans la France catholique de Clovis, on conservera la tradition du feu de joie pour célébrer la naissance de Saint Jean le Baptiste, le cousin de Jésus, appelé 'le baptiste' puisque c'est lui qui a baptisé le Christ, marquant ainsi le début de sa vie publique. Jean est donc celui qui sera la précurseur du Christ, "la lumière du monde" - d'où le lien avec le solstice et le feu de joie.

La fête religieuse de Jean le Baptiste revêt donc une importance toute particulière pour tous les catholiques d'Europe, et spécialement pour ceux de France, où dans la nuit du 23 au 24 juin à Paris, le roi de France lui-même allume le feu de la Saint Jean. Une fois en terre d'Amérique, les Français continueront de souligner cet événement: les Relations des Jésuites font allusion à cette coutume dès 1636.

 

Du fait de sa position symbolique au moment où les jours commencent à raccourcir, le lendemain du solstice d'été, la Saint-Jean est l'objet d'importantes manifestations. Au-delà de la célébration propre au saint, elles consistent, ou consistaient essentiellement en :
     - feux rituels
     - cueillette d'herbes et de plantes
     - pratiques magiques.

Ces manifestations, très largement répandues sur le territoire français, ne sont d'ailleurs pas limitées au jour et à la vigile de la fête du saint, mais elles se déroulent jusqu'à la Saint-Pierre et  Paul, le 29 juin : période qui est désignée comme "cycle de la Saint-Jean".

On assiste là, devant l'impossibilité d'abolir des pratiques bien ancrées dans la tradition populaire, d'origine évidemment païennes, à une tentative de christianisation de ces pratiques. Aujourd'hui; les feux sont parfois bénis et allumés par l'autorité ecclésiastique, ce qui les fait en quelque sorte entrer dans l'orthodoxie, et autorise les assistants à recueillir les tisons sans qu'ils soient pour autant taxés de superstition.

Les rites ne s'en réfèrent pas moins à d'ancestraux gestes communautaires et propitiatoires : La préparation du bûcher fait appel à la participation de chacun (avant d'être réservée aux plus jeunes). La circumambulation avant l'allumage du feu correspond à une sorte d'encerclement magique. Le feu, situé sur une hauteur, est conçu pour être aussi brillant que possible (avec éventuellement ajout de pièces pyrotechniques) : il doit être vu de loin. Dans certains cas, on s'efforçait de lui faire émettre une épaisse fumée pour écarter esprits malfaisants et mauvaises influences, voire pour attirer les nuages et la pluie par magie sympathique. Le passage des bêtes dans la fumée ou les sauts par-dessus le feu sont plus des moyens de se prévenir contre les maladies et les mauvais sorts, que des rites de fécondité, de même que le fait de passer plantes, herbes et fleurs dans la fumée leur ôte tout caractère nocif et renforce leurs vertus Et les tisons, ramenés chez soi, protègent de certaines calamités, et tout particulièrement de l'orage.

Il est par ailleurs coutumier d'aller  les "herbes de la Saint-Jean" - des plantes reconnues par la médecine populaire - dans la nuit du 23 au 24 juin. Leurs pouvoirs sont réputées être alors décuplés.

Moment pivot dans le déroulement de l'année, la Saint-Jean est, comme Noël à l'autre bout du calendrier, un temps périlleux où tout risque de basculer : les sorciers et sorcières sont particulièrement actifs la nuit qui la précède, et c'est, en Bretagne, un des moments où les âmes de l'Anaon, toutes les âmes en peine, se rassemblent. C'est encore cette nuit-là que, de même qu'à Noël, nombre de pierres tournent sur elles-mêmes, en révélant des trésors

Jean-Baptiste était né 6 mois avant le Sauveur. La fête païenne du solstice d'hiver ayant déjà été consacrée au jour de la naissance de Jésus, il fallait forcément fixer la date de son précurseur par rapport à cette date. Entre le 24 juin (solstice d'été) et le 24 décembre (solstice d'hiver), il y a exactement 6 mois.

Les feux de la Saint-Jean où les jeunes et les vieux doivent marcher sur les cendres chaudes remontent jusqu'au premier des mortels qui a régné : Nimrod.

Si du temps des druides, on attendait des bénédictions du feu qu'on allumait en y faisant passer des jeunes gens et des vieillards ou du bétail, c'était simplement parce que l'on croyait purifier ainsi les souillures du péché inhérent à tous les êtres humains. Si Tammuz était le même dieu que Zoroastre, le dieu des anciens adorateurs du feu, et si la fête de ce dieu à Babylone correspondait si exactement à la nativité de Saint-Jean, quoi d'étonnant que cette fête soit encore célébrée par les feux de Baal et qu'elle présente encore une image si fidèle de ce que l'Eternel condamnait autrefois chez son peuple qui sacrifiait ses enfants en les immolant par le feu du dieu Moloc ? (Deutéronome 18 verset 10).

Quel homme, s'il connaît un peu l'Evangile, pourrait qualifier de "chrétienne" une telle fête ? Les prêtres de Rome, même s'ils ne l'enseignent pas ouvertement, trompent du moins leurs adeptes en leur laissant croire, aussi assidûment que le croyaient les païens adorateur du feu, que le feu peut purifier des souillures du péché. Beaucoup pratiquent cette tradition sans même connaître son origine, ni son sens véritable. Comment peut-on accepter la pratique de tels rites qui allaient alors jusqu'au sacrifice d'enfants innocents ?


DICTONS

La veille de la chandeleur,

il fallait, tournant le dos au feu,

jeter une poignée de cendres sur les tisons

en disant:

Chandelier, chandaloura
Chandelier, chandeleur
L'escoude à tal hura
Tu te caches à telle heure
Faï mi veire en dormin
Fait moi voir en dormant
Aquï qu'auraï de moun vivan
Celui que j'aurai de mon vivant

 

      

 

 
DANSE
Le Massif Central, regroupant plusieurs provinces est riche de danses.

Si notre folklore est principalement basé sur la bourrée, il s'est enrichi au fur et à mesure des siècles d'autres danses telles que la scottisch, la polka, la mazurka, la gigue...

Outre les bourrées, montagnardes, biscottes et ces danses d'importation largement introduites dans le patrimoine folklorique du Massif Central, on trouve des danses telles que les rondes, le menuet, le branle sans oublier les danses d'imitation.

C'est donc d'une très grande variété de danses qu'est composé notre folklore.

Certains de nos départements limitrophes à d'autres régions, en ont subi leur influence et ont donc été enrichis de danses telles que la sautière, la courante, le rondeau, le congo...

La danse faisait partie de la vie quotidienne de nos aïeux ; l'on dansait et chantait à tout moment, au travail, aux veillées, aux bouades, aux fêtes, aux repas de noce, à la vesprade.

Quand il n'y avait pas de musiciens, les danseurs chantaient et martelaient le sol d'un tappement de bâton pour donner la cadence.

La bourrée a eu des périodes de gloire et des périodes de délaissement.

Si la bourrée était la danse préférée de Marguerite de Valois, dit-on, elle fut délaissée sous le règne de Louis XIII et revint à la mode en même temps que nos instruments, sous le règne de Louis XV et Louis XVI.

  1. - Pelélé

  2. - Viroulet

  3. - Bourrée de Chaumeil

  4. - Scottisch de Brive

  5. - Bourrée du Sabot

  6. - Bourrée droite

  7. - La Creusoise

 

 

INSTRUMENTS DE MUSIQUE

LA CABRETTE

Bien des hypothèses ont été émises sur l'origine de cet instrument et ne sont toujours pas vérifiées. Cette origine reste toujours un sujet d'étude mais ce qui est certain c'est que cette cornemuse du centre est intimement liée aux phénomènes de la colonie auvergnate à Paris. Autrefois le sac, ou poche (cette outre en peau de chèvre qui lui aurait donné son nom) se gonflait à la bouche comme la plupart des cornemuses. L'adjonction du soufflet est récente. Elle remonte au milieu du 19ème siècle et correspond aux premiers flots importants d'émigrés vers la capitale. Il est vraisemblable que les fabricants de musettes de cours, en perte de vitesse, aient trouvé avec les gens du Massif Central une nouvelle clientèle, leur procurant l'avantage de moins se fatiguer et d'obtenir un son perçant plus ou moins aigrelet. Bien des parisiens appelaient alors cet instrument "la musette". Au début du XXe siècle, le mariage de l'accordéon et de la cabrette donna naissance au "bal musette". Ce dont nous sommes sûrs c'est que la "colonie auvergnate" a été l'artisan du maintien de l'instrument qui fut bien prêt à disparaître.

LA CHABRETTE
Elle aussi rattachée à la famille des cornemuses, la chabrette se pratique essentiellement sur la région du Limousin.
Elle est en général gonflée à la bouche, sauf exception rare.
Mais le caractère très particulier des chabrettes tient avant tout à son décor : les boitiers sont toujours abondamment décorés de miroirs incrustés ou scellés.
LA VIELLE

 

 

 
 

LA CHANDELEUR

 

De la lueur vint la chandeleur…

L'enchanteur Merlin fut, d'après la mythologie celte, le premier à déguster une crêpe lorsque la fée Viviane renversa sur la pierre chaude du foyer la bouillie qui mijotait dans son chaudron. La première crêpe était née !

Plus scientifiquement, l'on estime que crêpes et galettes font partie de la nourriture de nombreux peuples depuis presque dix mille ans. D'ailleurs on en retrouve de nombreuses sortes partout dans le monde, au gré des farines des céréales locales (manioc en Afrique, maïs en Amérique, etc.).

C'est au 5ème siècle après JC que l'église catholique remplaça le vieux rite païen des " lupercales " (du nom de Lupercus, dieu romain de la fécondité) par la chandeleur, dont le nom vient de chandelle, du fait que cette célébration est associée à la lumière.

Pourquoi la lumière ? Parce que tout simplement, l'on sort alors (en principe !) de la partie la plus rude de l'hiver et les jours commencent à s'allonger sensiblement.

 

Les crêpes, réjouissante superstition 

Longtemps l'on a fait des crêpes à la chandeleur pour s'assurer bonne récolte et prospérité pendant l'année. C'est l'occasion de conjurer le sort en utilisant moult quantités de froment de l'année précédente, en partant du principe que les prochaines moissons se rapprochent et qu'elles seront abondantes. Aujourdh'ui, le jour de la chandeleur, l'on fait sauter les crèpes avec une pièce dans la main afin de ne pas manquer d'argent pour l'année.

Froment ou blé noir ?

Traditionnellement, les crêpes sucrées sont au froment et les crêpes salées -qu'on appelle alors galettes- au blé noir (ou sarrasin). Le sarrasin fut ramené en France en plein Moyen-age par les croisés, puis trouva en Bretagne une terre de culture idéale, avant de trouver le chemin de nos papilles. Le blé noir étant alors moins taxé, les crêpes de froment étaient réservées aux plus fortunés, elles mais remplacèrent peu à peu le sarrasin dans la composition des crêpes sucrées, servies natures ou parfumées à la vanille, la fleur d'oranger ou la cannelle.

 

RECETTES

Crèpes de blé noir

Ingrédients (pour une trentaine de crêpes)

- 500 g de farine de blé noir (sarrazin)
- 150 g de farine de froment
- 1 oeuf entier
- 2 cuillères à soupe d'huile
- 2 cuillères à café de sel
- 1 litre 1/2 d'eau


Préparation :

Versez la farine en fontaine, cassez-y l'oeuf, ajoutez l'huile et le sel, délayez progressivement avec l'eau.

Battez la pâte qui doit être coulante.
Laissez reposer 1 h.

En Bretagne, ces crêpes très fines se font sur une grande galetière en fonte chauffée au gaz.
A défaut, utilisez une grande galetière en fonte, ainsi qu'une petite raclette qui sert à étaler la pâte (il faut avoir le tour de main) et une palette en bois permettant de retourner les crêpes.

Ces crêpes de blé noir se servent avec des saucisses grillées et de la moutarde ou bien du jambon, 1 oeuf que l'on casse sur la crêpe et qui cuit dessus, du fromage râpé (quelquefois les trois ensemble), une sardine grillée...

Pâte à crèpes classique

Préparation : 10 mn
Cuisson : 20 mn


Ingrédients (pour environ 15 crêpes)

- 300 g de farine
- 3 oeufs entiers
- 3 cuillères à soupe de sucre
- 2 cuillères à soupe d'huile
- 50 g de beurre fondu
- lait (environ 3 dl) à doser jusqu'à la ce que le liquide épaississe
- un petit verre à liqueur de rhum.

Préparation

Mettre la farine dans une terrine et former un puit.
Mettre les oeufs entiers, le sucre, l'huile et le beurre.

Mélanger délicatement avec un fouet en ajoutant au fur et à mesure le lait.
La pâte ainsi obtenue doit avoir une consistance d'un liquide légèrement épais.

Faîre chauffer une poèle anti-adhésive et y déposer quelques gouttes d'huile.
Faire cuire les crêpes à feu doux.

En entrée

Crêpes aux fruits de mer

Ingrédients (pour 6 personnes)

- 6 crêpes
- 1 kg de moules
- 200 g de noix de coquilles St Jacques
- 100 g de crevettes cuites et décortiquées
- 30 g de beurre
- 1 dl de vin blanc sec
- 1 cuillère à soupe de farine
- 1 petit pot de crème fraîche (20 cl)
- ciboulette ou persil haché

Préparation :

Faites ouvrir les moules nettoyées sur feu vif.
Gardez le jus, filtrez-le.
Coupez les noix des coquilles St-Jacques en morceaux.


Faites-les revenir au beurre avec les crevettes et les moules (15 mn environ).
Mouillez de vin blanc et du jus des moules.
Laissez réduire presque à sec sur feu très doux.

Délayez la farine dans la crème, ajoutez ce mélange aux fruits de mer, assaisonnez.

Répartissez sur les crêpes, saupoudrez d'herbes hachées.

En plat principal

Galettes de sarrasin au camembert

Ingrédients :
- 250 g de farine de sarrasin
- 1 oeuf entier
- sel
- eau
- 1 camembert
- herbes de Provence
- beurre

Préparation :
- Mélanger la farine avec l'oeuf le sel et l'eau
- Ajouter de l'eau jusqu'à obtention d'une pâte fluide
- Laisser reposer une heure
- Diluer avec de l'eau, si la pâte est trop épaisse
- Faites vos galettes normalement à la poêle ou à la tuile dans le beurre
- Lorsque vos galettes sont terminées vous les repasser une nouvelle fois au beurre en ajoutant deux ou trois tranches de camembert, du sel, et des herbes de Provence.

Recouvrez par la moitié et servez chaud.

Les galettes peuvent être faites 2 ou 3 heures avant.
Régalez-vous !
 



En dessert

Crêpes au miel et aux noix

Pour 4 personnes.
Pâte: 125 g de farine, 2 petits oeufs, 2 dl de lait, 1/2 dl de bière, 2 c à soupe d'huile, une pincée de sel.
Garniture: 100 g de raisins secs, un petit verre de rhum, 4 c à soupe de miel, 100 g de noix. Préparez la pâte: versez la farine en fontaine, cassez-y les oeufs et incorporez-les à la farine en remuant à la cuillère en bois.
Délayez peu à peu avec le lait de façon à avoir une pâte coulante et sans grumeaux.
Ajoutez la bière et l'huile.
Laissez reposer 1 h.
D'autre part, faites gonfler les raisins secs dans le rhum.
Au moment de faire les crêpes, faites tiédir le miel avec les raisins, le rhum de macération et les cerneaux de noix.
Confectionnez les crêpes de la manière habituelle et, au moment de les replier, garnissez-les du mélange au miel.
Le miel peut être remplacé par du sirop d'érable.
Variantes: Vous pouvez hacher grossièrement les cerneaux de noix avant de les ajouter au miel.

 

 

 

DIVERS

la Corrèze en timbre

 

 

2 Extraits de la carte de Chanlaire

offert par Jean Monange

 

Jean-Paul PASQUET 2004